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Exemple de séance : allergie au cyprès

Voici, présentée sous forme d’un échange entre le consultant et sa thérapeute (en l’occurrence Madame DUBOIS de Perpignan), une façon originale d’aborder un cas d’allergie au cyprès. On remarque l’utilisation d’une métaphore où le sujet donne des rôles aux éléments présents dans ses souvenirs – notamment, les arbres -, sur lesquels il peut projeter les différentes parties de lui qui interagissent dans son problème allergique.
S’ensuit une prise de conscience qui, ici, sera déterminante dans le processus de guérison de la personne.
L’imagination au service du mieux-être !
(NB un atelier de travail sur soi  ayant pour thème l’allergie est proposé, en octobre sur Carcassonne : cliquer ici)

Laissons la parole à Maryse Dubois qui a eu l’amabilité de nous transmettre
ce compte-rendu de séance aussi didactique que ludique :
Séance thérapeutique en Bio-décodage

Consultation dans le cabinet du thérapeute pour une ALLERGIE au « CYPRES »  (arbre poussant surtout dans le Midi de la France et planté notamment en bordure des cimetières) et aux platanes.

ALLERGIE – étymologie :  du grec Allos (autre) et Ergon (réaction)

Pollens

Pollens

Elle peut être interprétée comme une soumission impuissante à l’action des autres. C’est une réponse de défense du système immunitaire de l’organisme qui mis en contact avec une substance étrangère (allergène) fabrique des anticorps. Ceux-ci vontse fixer sur des globules blancs (ou lymphocytes) situés dans la peau et les muqueuses et contenant de l’histamine à l’origine des réactions allergiques.

Etranges coïncidences relevées, mais n’intervenant pas dans le cadre de la thérapie :
voici les personnages de cette histoire vraie, vécue en 2011 – les noms (patient, lieux) sont « traduits » afin de respecter l’anonymat du patient tout en en gardant l’esprit (les jeux de mots) :

• Mr PRUNIER Edouard :  le patient, né à la Clinique des Platanes et enseignant (en littérature) au lycée Clos des Pins…
• Mme DUBOIS « T » : la thérapeute
• l’arbre : le Cyprès

Le principe de cette séance consiste, pour le thérapeute, à  accompagner le sujet afin qu’il puisse accéder à ses ressources intérieures. Mis en contact avec ses émotions et ses sensations physiques et associé au souvenir de ce qu’il s’est passé pour lui, le sujet va pouvoir s’exprimer pour se libérer de ses symptômes.
Cette recherche permettra de trouver des conflits « déclenchants » et un conflit « programmant » du symptôme ou de la problématique.

Echange entre la thérapeute et son patient

Mr PRUNIER est assis de profil à Mme DUBOIS assise également.

La thérapeute : « Je vous écoute »

Mr PRUNIER : « J’ai une allergie importante, depuis 3 ans, surtout au mois de mai, j’ai  une sensibilité au pollen et au foin depuis l’âge de 35 ans. J’étais une larve après une crise avec les platanes et les cyprès, les graines volaient près de moi. Cette année,  les spores sont partis avec un mois et demi d’avance (germination en plein cœur de l’hiver) m’a confié l’allergologue que j’ai consultée. Depuis mon enfance, je n’ai jamais aimé cet arbre, ni son arôme, ni sa forme, cela me fait penser à un rempart de montagne ».

T : « Quels sont vos symptômes ? »

Mr PRUNIER : « éternuements, les yeux qui piquent, douleur au niveau du palais, de la gorge, le nez qui coule et qui se bouche. C’est familial… terrain allergique, notamment mon père, c’est verrouillé. C’est compliqué… C’est comme une barrière, un barrage étriqué. »

T : « Quel est l’objectif, le motif, de votre consultation ? »

Mr PRUNIER : « BIEN RESPIRER, AVOIR LES IDEES CLAIRES »

T : «  Installez vous confortablement et inspirez/expirez plusieurs fois de suite afin d’être le plus détendu possible… Maintenant, je vous suggère d’être en contact avec votre allergie et de me dire ce que vous ressentez»

Mr PRUNIER : « Ce qui m’irrite… c’est un peu morne… c’est en liaison avec la terre craquelée, la grisaille, les entrées de route. Les cyprès se trouvent sur des petites routes qui longent les serres. C’était cela les dimanches après-midi : on ne sait pas trop où on va, c’est morne, c’est gris. Ce n’est pas comme les ifs*, ce n’est pas agréable à voir, les aiguilles, les pommes de cyprès.»
*l’if étant un arbre ressemblant au cyprès

T :  « je vous propose de visualiser la scène au cours de laquelle vous êtes en contact avec ce ressenti et d’y entrer »

Le patient puise dans ses souvenirs et se représente la scène vécue il y a des années.
Mr PRUNIER : « Cela se passe à la campagne dans une région du Sud de la France , à gauche, se trouvent les cyprès et derrière, les serres. Je voudrais faire tant de choses !… Pas quelque chose de morne. Le cyprès clôt un terrain, ça me rase… envie d’un horizon dégagé, d’une impression de liberté »

T : « Quel âge avez-vous, à ce moment là ? »

Mr PRUNIER : « J’ai entre 8 et 12 ans. Je suis avec mes parents en voiture, à la campagne, pour prendre l’air , je me sens frustré avec les interdictions (« ne marche pas là » me dit mon père). C’est rasoir. Parfois cela finit plus tôt que prévu, on prend un chemin, pas celui que j’aurais cru. »

Mr PRUNIER, en aparté : « Je connais la symbolique attribuée au cyprès, c’est la mort, ce n’est pas grave, l’arbre n’est pas coupable, mais sur la tête, il est tout pointu. On ne peut pas s’amuser, on ne peut pas monter dans l’arbre comme on peut le faire avec d’autres arbres, il n’est pas généreux, il part en pointe. J’aimerais tellement qu’il y ait d’autres arbres au cours de notre promenade ! »

T : « Quelles sont vos sensations physiques, là, tout de suite ? »

Mr PRUNIER : « J’ai le nez bouché, c’est un peu angoissant, rien n’arrive, c’est dû à l’entêtement. Le cyprès n’est pas méchant. Il ne me fait pas rêver, sa forme, son tronc, ses aiguilles »Il fait mine de s’approcher du cyprès imaginé… : « je sens de la sérénité, je me dis peut être qu’il me voit. J’en ai pas peur… ma foi ce n’est rien, j’ai réussi à me rapprocher à environ 1,50 m ! Je le vois plus large… Il est bon garçon, pas agressif, il est d’une étrangeté légère, je l’observe, il n’est pas hostile. On dirait qu’il est sur le qui vive, on va pouvoir faire connaissance… »
S’adressant au cyprès : « je t’ai ignoré pendant 40 ans »

T : « Vous pouvez vous adresser directement à cet arbre, si vous le voulez, ou écouter ce qu’il vous dit »
Le patient interprète, alors, tout haut un dialogue qu’il imagine entre lui et l’arbre :
Le Cyprès : « je suis quelqu’un de simple, approche, je n’ai rien à te cacher »
MR PRUNIER : « j’ai le nez dessus à 5 ou 10 cm, il est assez accueillant, odoriférant »
Le Cyprès : « tu vois que je suis quelqu’un d’extrêmement inoffensif,  sans histoire, tu peux rester là le temps que tu veux »

T : « Comment vous sentez-vous ? »

Mr PRUNIER : « Je me sens un peu mieux, la peau décrispée, je commence à sentir quelque chose, c’est agréable. C’est un arôme que je n’ai pas recherché, je l’avais occulté »
s’adressant à l’arbre : « cela m’intéresse, pour vous apprivoiser et… peut être moi-même »

T : « Que ressentez-vous ? »

Mr PRUNIER : « un peu encombré, il y a un petit canal qui dégage les sinus »
Puis, semblant visuellement toucher le cyprès… : « Le tronc n’est pas lisse, c’est comme la main calleuse d’un vieil ami, une personne que je connaissais très peu, il est dommage qu’on se découvre si tard… Mais nous allons devoir faire connaissance »
Le Cyprès : « Il ne faut pas seulement s’intéresser à ce qu’il y a de « près », moi aussi j’ai de l’intérêt »

T : « Comment vous sentez-vous ? »

Mr PRUNIER : « Un peu de toux, je me sens moins tendu, plus détendu. Il y a des restes, des petits restes, comme après une tourmente… de quoi le futur proche va être fait ? »
Mr PRUNIER, considérant le cyprès : « Il est très laconique, il y a du mystère, c’est très beau. Il est sur le qui vive. Epaisseur de l’être dont on ne peut faire le tour ;   cela me fait penser à des personnes que j’ai du mal à cerner : cela m’irrite et m’intéresse. Je ne suis pas forcément ce qu’elles croient, elles se mentent, sont devant un paravent. Il y a trop de mystère conduisant à des malentendus… C’est comme une brume opaque de leur part. »
Le Cyprès : « Tu te sens mystérieux, à ta guise, je t’écoute »

Mr PRUNIER : « C’est à moi de me découvrir, je suis un peu fier. C’est bête, on perd du temps, il faut enlever un petit peu de tissus. On joue à cache cache avec les gens »

T : « Que ressentez-vous ? »

Mr PRUNIER : « J’ai la narine gauche libérée, je ressens une légère migraine. Je me suis avoué deux ou trois choses : je ne suis pas aussi indispensable que je ne veux le dire ; les cyprès sont austères, pour autant ils ne font pas une tête d’enterrement. »

T :  « Quel arbre vous plaît-il ? »

Mr PRUNIER : « Je ne sais pas… Il y a en différents » puis, réfléchissant, s’exclame : « mais un GROS, GROS HETRE… »
… il réalise : « ETRE » et son visage s’illumine…
« … avec qui je me sens protégé, enveloppé, dans une chair moelleuse. »

T : « Quelles sensations à présent ? »

Mr PRUNIER : « Les narines se décongestionnent, plus de symptômes particuliers. Le cyprès est docile. »
Il se lève et entoure  symboliquement le cyprès de ses bras, tout va bien.
Vérification du changement opéré chez le patient sur sa réaction allergique :

T : « Je vais vous faire respirer une huile essentielle de cyprès**, si vous le voulez bien »

Mr PRUNIER : « Oui. (…) C’est agréable, ça ne me fait rien de particulier. Je respire bien ! »

Quelques jours plus tard, au téléphone, Mr PRUNIER (évoquant cette séance) me dit : « c’est un miracle ! », qu’il va très bien et que les symptômes ont disparu.

** cette huile essentielle est obtenue par la distillation à la vapeur d’eau des rameaux de cyprès ; il faut savoir qu’une personne allergique à une plante aromatique, l’est aussi à l’huile essentielle : molécule aromatique très puissante.

(Retrouver ce compte-rendu sur le site de la thérapeute : www.centre-aroma.fr)
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