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Articles taggués ‘émotion’

Le symptôme : une adaptation biologique à un ressenti émotionnel

En cas de stress intense et selon certaines conditions heureusement exceptionnelles, notre cerveau délègue la tâche de résoudre la difficulté, à la sagacité très relative de nos cellules. La manière dont est perçu le danger orientera le choix des cellules chargées d’y remédier. Cependant, fortes de milliards d’années d’évolution, nos cellules n’ont à leur disposition que des solutions biologiques d’adaptation qui réagissent de façon apparemment inadaptée aux aléas de notre vie moderne de plus en plus éloignée de la vie naturelle. Cette solution adaptative exceptionnelle est souvent ce que l’on appelle la maladie.

Le symptôme est une modalité d’écriture, un message codé, un hiéroglyphe de l’âme.

[ Dr. Serge Tribolet ]
À conflit biologique archaïque, solution d’adaptation biologique archaïque

La cellule puise dans son patrimoine biologique une réponse : le symptôme, sorte de sur-adaptation ou programme d’urgence. Ce pourra être : faire un surplus de cellules pour produire davantage, augmenter une sécrétion ou combler un manque, nécroser pour éliminer un excès etc.

Une solution est donc mise en œuvre, qui correspond à l’interprétation cellulaire de la situation. Il y a « codage biologique » de la réponse. Ça passe dans le corps. Ça se somatise. Un symptôme apparaît. Lire la suite…

Le Pavillon des fous – conte bio-métaphorique

Et si la dysfonction n’était que dans le regard de l’observateur… pas si neutre qu’il se (com)plaît à le croire ?
Une fable permet parfois de mieux saisir la réalité, laquelle est souvent autre ou moins évidente que ce qu’a priori nous le croyions.
(Texte paru dans le numéro 27 de la revue « Causes & Sens », première revue trimestrielle de décodage biologique)

Il était une fois, un village peuplé de gens et de fous.

Les fous, conformément à l’avis unanime, étaient enfermés dans un bâtiment : le pavillon des fous.

Les gens vivaient en liberté. Du moins, le croyaient-ils.

Parfois, des gens devenaient fous – c’est ce qu’il se disait.

Alors, les autres, les isolaient dans des cellules au pavillon des fous.
Tout était normal.
Ce qui demeurait étonnant, une énigme pour certains, c’était comment les gens pas fous le devenaient, subitement.
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Je vais mal… Et alors ?


«Inconscient» signifie ce qui s’énonce à l’insu du sujet.

[ Vincent Descombes – L’Inconscient malgré lui (1977) ]

Le motif de consultation en thérapie est parfois précis, mais il peut généralement se résumer en ces trois monosyllabes qui constituent souvent la partie la plus consciente de ce qui motive à pousser la porte d’un cabinet.

Quand on dit « Je vais mal »…
Cette petite phrase presque banale lors de la première consultation, recèle une quantité de non-dit qui va servir de fil conducteur, de fil d’Ariane, pour guider la personne qui va mal à travers le labyrinthe où elle se trouve.