Archive

Articles taggués ‘transe’

L’hypnose, concrètement

L’hypnose, c’est une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne
et qui est suscitée par la chaleur d’une autre.

[ Milton H. Erickson ]

L’état de transe est induit chez le sujet en relaxation. Le thérapeute suggère sans imposer en usant de propositions ouvertes, acceptables et non directives.Durant cet état de conscience particulier, différent de l’éveil ou du sommeil, notre attention est plus ou moins coupée du monde extérieur afin de favoriser notre concentration sur notre monde intérieur.

La suggestion qui invite à entrer en transe pourrait se résumer ainsi : « Quand vous le voulez et de la façon que vous le souhaitez, vous pouvez accéder à cet état familier et confortable où vous pourrez reprendre contact avec votre personnalité profonde. »

L’état hypnotique, un état naturel, thérapeutique et agréable

Nous expérimentons chaque jour l’état hypnotique, quand nous fonctionnons en « pilotage automatique ». Lors d’une action habituelle, répétitive et ne nécessitant que peu d’attention – en accomplissant des tâches ménagères, en conduisant, en lisant un article que l’on va devoir relire parce qu’on rêvassait… bref, quand nous sommes en roue libre ou dans la lune, que notre esprit vagabonde ailleurs et qu’un observateur extérieur pourrait nous qualifier d’absent(e).
Lire la suite…

L’hypnose et l’inconscient


L’inconscient est inconscient, parce que c’est l’inconscient.


[ Carl Gustav Jung ]

Si nous avons besoin de notre capacité de jugement, nous n’en avons pas besoin partout, pour tout et tout le temps. Or, force est de constater qu’il se mêle de tout, et souvent, à notre insu. Nous y sommes tellement habitués que nous ne le remarquons même plus.
Inconscient, jugement et hypnose

« Fais ceci », « Fais pas cela », « Ça c’est bon, mais pas ça », « Il est dangereux de… » excès de « prudence », opinions « téléchargées », « définitives » et sclérosantes…
La voix de la loi – le sur-moi des psychanalystes – si elle a une fonction structurante, implique aussi un prix à payer : notre liberté, notre audace, notre curiosité et notre élan vital d’expérimenter, de se réaliser, bref, de se découvrir.

Notre « jugement », forgé entre l’enclume de notre milieu socio-culturel et le marteau des valeurs familiales, a acquis une forme qui rend difficile de démêler ce-qui-est-vraiment-moi de ce-que-mon-environnement-voulait-que-je-sois.
Notre inconscient, fondamentalement bienveillant – il ne veut que notre bien – se voit souvent intimer l’ordre de se faire oublier afin d’autoriser la vie sociale, nous rendre acceptable. « L’inconscient est inconscient, parce que c’est l’inconscient » disait malicieusement, mais justement, Carl Gustav Jung.
Lire la suite…